Voyage à Rome
Lundi 14 avril
Après un réveil bien matinal, nous prîmes l’avion pour Rome à 8h00. Depuis quelques temps déjà, j’étais excitée et impatiente de faire ce voyage. Ainsi, ce fut avec une grande joie que je vis arriver ce jour du départ, tant attendu. Bien que encore un peu endormie j’étais heureuse et n’attendais que de pouvoir poser le pied en terre italienne.
Malheureusement, deux personnes ne purent partir avec nous, faute de papiers. Mais, ils prirent un avion le soir même après avoir récupéré ce qui lors de notre départ leur faisait défaut.
Dans l’avion, je pus observer de magnifiques paysages aériens, notamment à l’approche de Rome à la vue des iles de Giannutri, Giglio, du mont Argentario et de la ville d’Orbelterio. Le découpage du cardo et du decumanus était flagrant dans certaine villes, j’en fus d’ailleurs très étonnée. Je le savais, mais ne pensais pas que cela était visible à un tel point.
De superbes nuages étaient visibles depuis le hublot. Leur vue était très différente depuis l’avion que depuis la terre ferme, leurs couleurs changeaient ainsi que leurs formes. Puis, toujours longeant la côte, nous terminâmes le voyage en avion avec notre arrivée à Rome Fiumicino à10h00. Mais là, j’avais encore du mal à réaliser que j’étais enfin arrivée. Pourtant, je pris bien vite conscience de l’heureuse réalité. Mais là, nous dûmes encore attendre une heure pour récupérer nos bagages qui avaient du retard. J’en étais venue à me demande si nous ne nous étions pas trompés de tapis roulant.
Nous arrivâmes enfin après avoir pris le train, à la pension tenue par des sœurs, au cœur de Rome. Une jolie cour pavée de pierres noires et blanches disposées en arcs, formait notre lieu de rendez vous à l’intérieur même de la pension.
Les chambres portaient toutes un nom de saints selon l’église catholique, la notre se nommait sainte Clelia.
Jardin de notre pension
Nous prîmes notre pique nique dans le petit jardin de l’abbaye, jardin entouré de porches sous lesquels étaient installées des tables. L’ensemble était très harmonieux et le jardin en fleur était splendide.
Puis, nous visitâmes Rome. Nous eûmes un premier aperçu du Colisée, du cirque Maxime, de l’ile Tibérine sur laquelle je pris plaisir à me
reposer au soleil, après les exposés. Ce jour là, le temps était agréable et le soleil dardait de chauds rayons, ce qui donnait au paysage une touche estivale. Nous pûmes voir le dôme à base
carrée de la synagogue, les jeux de couleurs avec le ciel bleu étaient superbes et mon humeur, comme le ciel était d’un beau bleu, sans nuages ni aucunes autres menaces.
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Le dôme de la synagogue |
Nous vîmes ensuite l’église orthodoxe et la bouche de la vérité. La légende raconte que lorsqu’on est menteur, le contact de la bouche de la vérité avec notre main tue. En effet, les prêtres utilisaient cela pour dominer le monde et éliminer certaines personnes en plaçant un scorpion dont la piqure était mortelle, dans la bouche de la vérité. Ainsi, les personnes « gênantes » disparaissaient facilement.
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La bouche de la vérité |
L’église que nous avons vue ce jour là était d’une grande beauté, notamment pour son carrelage étoilé de différentes couleurs. Le travail ainsi réalisé pour obtenir ce sol était considérable. C’est sans doute en partie pour cela que j’aimai beaucoup cette église. Elle m’a semblée calme, paisible et d’une grande beauté.
Nous pûmes aussi voir le temple des vestales, situé non loin de l’église orthodoxe. Ce temple était très bien conservé, mais la présence de tant de bruit autour, à cause des voitures, était assez désagréable. Ma tête ne demandait ici plus qu’une chose : dormir. En effet, la nuit avait été courte, mais après m’être reposée quelques temps sur l’île Tibérine, mon énergie me revint.
Et c’est sur l’île Tibérine que nous retrouvâmes un prêtre qui nous fit visiter Rome à sa manière. Nous eûmes ainsi la chance de voir un arbre très particulier et unique en son genre. En effet, cet arbre portait sur un même tronc, mais sur quatre branches différentes, un figuier, un palmier, un olivier et un laurier. Situé dans le jardin de la faculté de théologie catholique, cet arbre était caché aux yeux des visiteurs de Rome.
Après cela nous eûmes un temps libre pendant lequel je pu goûter d’excellentes glaces italiennes. Ensuite, nous mangeâmes dans un parc et prîmes une glace pour fêter l’anniversaire de Gwennaëlle.
Mardi 15 avril 2008
Après avoir pris le métro, nous arrivâmes devant le mur d’enceinte du Vatican, où nous pûmes visiter le musée. La queue paraissait, à première vue, longue mais je fus soulagée de constater que ce n’était qu’une impression, qui lorsque l’on avança, disparu. Ce musée du Vatican comprend des collections très diverses les unes des autres telles la chambre des muses, les chambres de Rafaël, des collections d’art étrusque, égyptien, les appartements Borgia, la capella Sistina. Cette visite fut très intéressante, bien que les visites au pas de course ne me plaisent guère. Après avoir perdu toute la classe, Margaux, Gwennaelle, Mmes Lauzeral, Gramond et moi pûmes visiter tranquillement ce musée en ayant pour objectif premier, ne l’oublions pas, de retrouver le reste de la classe. Une demi-heure plus tard, nous retrouvâmes dans le hall de sortie le reste de la classe. Dans ce musée, nous dûmes choisir deux œuvres d’art et les décrire. Je choisis donc deux statues : Le Terpische, muse du chant lyrique
C’est une sculpture romaine en marbre datant du 2ème siècle et qui fut recopiée en 1744. Elle vient de la « villa di cassio ». On observe une femme jouant de la lyre, sa tête baissée couronnée de lauriers. La femme ainsi représentée porte une robe richement décorée retenue par des fibules ornées de différentes feuilles, est assise, pieds nus. L’impression qui me saisit lorsque je vis cette statue fut une impression de douceur, d’apaisement accompagné de sérénité.
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Le Terpische, muse du chant lyrique, musée du Vatican, salle des muses
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La deuxième œuvre choisie fut le Torse du belvédère. C’est une sculpture
dont il ne reste aujourd’hui que très peu de choses. Mais il est intéressant de constater que les impressions laissées par la statue originale, quelque peu abimée et par la reconstitution sont
très différentes. En effet, la sculpture originale laisse une impression de déchirement tandis que la reconstitution donne une impression de calme et de sérénité. Cette œuvre en marbre blanc est
le travail d’un sculpteur nommé Apollonius. Ces deux œuvres étaient exposées dans la sale des muses.
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Pour le repas du midi, j’ai mangé une excellente salade de mozzarella, ne pouvant prendre une pizza, à cause du gluten.
Après cela, nous sommes allés sur la place St Pierre où nous avons écouté quelques exposés au sujet de la chapelle Sixtine, et de l’histoire du Vatican notamment. Cette place était de forme particulière., à son centre était placée une obélisque qui donnait ainsi une impression de domination et d’imposition assez particulière. Du moins c’est ce que je ressentis.
On pouvait observer les pins-parasol, qui créaient une harmonie avec les bâtiments, bien que la lumière ne soit pas exceptionnelle ce jour
là
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Vue depuis la place St Pierre |
Après un contrôle d’entrée au Vatican, nous entrâmes dans la basilique St Pierre.
Je fus étonnée de constater combien à travers les œuvres d’art présentes dans la basilique, l’Eglise catholique montre sa puissance d’antan. Cette basilique est un véritable chef d’œuvre, tant par ses dimensions que par son contenu, constitué d’objets d’art et de magnifiques fresques. Tout est immense. La piéta de Michel Ange m’a beaucoup plu par sa douceur et sa particularité qui fait que cette sculpture est attendrissante : Jésus est représenté tel un enfant dans un corps d’adulte, dans un corps de souffrance. De cette piéta se dégage une sérénité et une douceur représentant le soutien de la mère pour son fils qui se trouve dans une infinie douleur.
Après cela, nous sommes descendus dans la crypte. Je n’ai pas eu l’impression que ce lieu était comme dans de nombreuses cryptes, lugubre,
mais au contraire empli d’une paix et d’un calme peu communs. Là étaient enterrés de nombreux papes. Chaque tombe était accompagnée d’un panneau explicatif. J’ai ainsi pu constater que certains
papes avaient exercé leur ministère durant moins d’un mois. Au départ, je pensais que la langue serait une barrière assez peu pénétrable, mais au final, ça ne l’est pas. Devant la tombe du pape
Jean Paul II, nombre de religieuses priaient et se recueillaient. Plus loin, de magnifiques, mais minuscules mosaïques dont les dégradés des tons jaunes et bleus étaient réalisés de main de
maître, étaient encadrées. Elles représentaient des anges, vêtus de tuniques jaunes et bleues, tout auréolés de lumière. Mais l’emplacement de ces œuvres était tel que personne ou presque ne les
remarquait. Et il se trouve ainsi que les apprécier demande d’autant plus d’attention du fait de leur position presque cachée.
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Sculpture d’anges située dans la crypte |
Nous sommes ensuite montés dans le dôme intérieur de la basilique. Là, on pouvait admirer de magnifiques mosaïques disposées telles des fresques murales sur le pourtour de la coupole. De cette hauteur, on pouvait observer le baldaquin de St Pierre, réalisé par Le Bernin. Les différentes vues que l’on peut avoir d’un même lieu sont très enrichissantes. Dans le cas présent, cela permet de se rendre compte de toutes les facettes et vues que peut avoir une même œuvre, notamment par ses dimensions, ses couleurs et ses sculptures ornant les piliers torsadés de ce baldaquin. La vue était impressionnante et permettait de mieux se rendre compte des dimensions gigantesques de l’édifice. Impressionnant par la grandeur des œuvres, par la diversité de ces œuvres d’autant par que par les mélanges incongrus des couleurs qui, avec la lumière d’une église donnait un rendu assez particulier. En entrant dans cette basilique, j’ai eu l’impression d être dans un musée plus que dans un véritable lieu de culte, de par l’exubérante prolifération des ornements et l’aspect surchargé. Mais la particularité de cela étant que le bâtiment lui-même faisait partie intégrante du musée par sa construction, par la richesse des motifs, par les coloris ornant ses murs ainsi que par la diversité des œuvres y étant exposées. Cette basilique peut en effet plus être comparée à un musée qu’à un véritable lieu de culte.
Du haut de la coupole intérieure, que j’ai pris le temps d’observer, j’ai eu le sentiment d’avoir considérablement rapetissé par rapport à la taille gigantesque des œuvres exposées et aux dimensions même de la basilique.
J’ai ensuite rejoins le reste du groupe dans la coupole extérieure, la lanterne.
Trois cent vint cinq marches séparaient la coupole intérieure de la lanterne, mais l’ascension dans ces petits escaliers dont les murs obliques obligeaient l’usager à se pencher en suivant la forme du mur recouvert de carrelages jaunes n’était pas si éreintante que ce que j’aurai cru au premier abord. Cette ascension était bien vite récompensée par la vue magnifique qui se présentait à qui daignait ouvrir les yeux. Un panorama de la ville de Rome s’offrait alors à nos yeux. De là, nous pouvions repérer nombre d’édifices que nous avions eu l’occasion de découvrir la veille. Des édifices tels que le monument Vittorio Emmanuelle duo, le dôme à base carrée caractéristique de la synagogue, le colisée. Il est toujours enrichissant pour ma personne de découvrir de nouvelles villes et de nouveaux pays. Le faire par le biais de panorama me plait toujours beaucoup, en effet, cela permet de situer dans l’espace les monuments vus de la terre ferme ainsi que d’observer une étendue en hauteur. Tel un explorateur tentant de définir les étoiles d’une constellation inconnue, le touriste peut ainsi tenter de donner un nom à chaque monument et de le définir dans une vue d’ensemble.

vue depuis la coupole de St Pierre de Rome
Après quelques problèmes de coordinations, nous nous retrouvâmes enfin au complet et pûmes ainsi redescendre sur la terre ferme.
Suite à cela, nous nous rendîmes dans le quartier du campo dei Fiori. C’est dans ce lieu que nous eûmes droit à un temps libre. Pendant lequel je pus manger d’exquises glaces italiennes ainsi que voir le palais Farnèse, ambassade de la France à Rome. L’histoire de ce bâtiment était contée par de petits panneaux explicatifs, histoire mouvementée. Devant cet édifice se trouvaient deux fontaines, de taille gigantesque.
Nous rentrâmes ensuite à la pension où, après un repas, nous nous retirâmes dans nos chambres respectives. Après une journée aussi remplie que celle-ci, la fatigue eut raison de moi et je m’endormis assez rapidement.
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Coupoles de la basilique Saint Pierre de Rome |
Mercredi 16 avril 2008
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Pied de colonne |
Ce matin, nous nous rendons à Ostie.Pour cela, après avoir pris un petit déjeuner constitué de pain et d’un excellent chocolat chaud, nous
primes le métro, puis le train où nous descendons à Ostia Antica, site de l’ancien port de Rome : Ostie.
La ville d’Ostie est
remarquablement bien conservée. En entrant dans ce site, j’eu l’impression que cette ville était comme figée par le temps. Et ceci accompagné, bien
que le flux de touristes soit important, d’une certaine désertion : une ville dont l’âme a été oubliée malgré le flot incessant de ses visiteurs. Une impression d’abandon était ainsi
perceptible à qui voulait écouter le silence par lequel s’exprimait les pierres encore présentes des différents édifices ayant jadis été emplis de vie. Les jeux de lumière avec les pierres étaient magnifiques et la végétation assemblait le tout en créant une parfaite harmonie. Pin- parasol et pierres forment les trois
« p » d’une parfaite plénitude partagée, à qui prend le temps de la recevoir pour ensuite mieux la partager.
Nous pûmes voir le théâtre où plusieurs exposés furent présentés à la classe et où l’acoustique était excellente. Des sculptures de masques
portés par les acteurs étaient encore debout, sur leurs colonnes.

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Statues de pierres placées devant le théâtre |
La place des corporations était caractérisée par la diversité des mosaïques représentant les différentes professions. Au centre se trouvait un
temple dédié aux dieux protecteurs de la ville mais dont les archéologues ne savent pas eux-mêmes à qui il était dédie, hésitant entre deux dieux principaux, tous deux protecteurs des marins et
autres professions concernant la mer et les bateaux. 
Mosaïque située sur la place des corporations
De superbes mosaïques, merveilleusement bien conservées étaient présentes dans certains lieux, notamment dans les thermes de la trinicria, situés à la périphérie de la ville. Là se trouvait une mosaïque intacte, dont pas un tesson ne manquait, représentant Ariane et Bacchus. Durant le temps libre dans ce site, nous pûmes nous rendre dans des lieux désertés de tous mais dont la beauté n’en était que plus appréciable. De ces lieux se dégageait une sérénité et une paix particulière. Une paix provoquée par une impression d’arrêt du temps qu’une légère brise faisant souffler les hautes herbes rappelait à l’ordre. Les chauds rayons que le soleil dardait donnaient au paysage une touche estivale relevée par les coquelicots dansant dans les herbes folles.
Nous eûmes aussi l’occasion de visiter le musée de ce site archéologique, musée où sont exposés des sculptures et autres objets ayant jadis été dans les villae, domus et autres bâtiments. Je trouvai que ce musée manquait d’explications et ceci était dommage car je ne pu ainsi comprendre tout ce que j’aurai aimé savoir. La langue a donc été un obstacle à ma compréhension.
Ici aussi, nous eûmes à choisir des objets à décrire. Je choisis ici une sculpture de pierre ressemblant étrangement à un caducée. Un serpent était enroulé autour d’une colonne de pierre en haut de laquelle se trouvaient des fruits. Cette œuvre datait du 2ème siècle et était alors dans un temple, probablement celui de Mithra.
Le deuxième objet que je choisi fût un bas relief représentant des jeunes gens. Il se trouvait devant le temple d’un dieu dont le nom n’a pas encore été déterminé, contestations entre les différents archéologues. Ce fragment de bas relief datait de -390 environ et était placé sur le forum.
Dans ce musée, se trouvait aussi une grande banderole retranscrivant les écritures gravées sur le mur de la ville, à l’entrée : Senatus
populusque romanus coloniae ostiensum muros et portas dedit m Tullius cicero cos fecit curravitque clodius pulcher tr pl consummavit probavit portam
vetus tatecoruptam ostenses Je pu ainsi comprendre globalement le sens de ces écritures autrefois gravée à l’entrée de la ville. Je me rendis ainsi compte qu’il était plus intéressant de pouvoir
comprendre soi même la langue plutôt que d’avoir une traduction toute faite.

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Vue générale du site d’Ostie, depuis le haut d’une insula |
Après une mise en commun rendant compte des découvertes effectuées par chaque groupe lors du temps libre dans les ruines, nous repartîmes et nous nous rendîmes à la basilique Sainte Marie Majeure que, après un exposé, nous visitâmes. Les proportions de cette église sont de beaucoup plus humaines que celles de la basilique saint Pierre.
Cette église, bien que hors des murs d’enceinte, appartient au Vatican et en est la propriété. Je trouvai que les décors et ornements de cette église étaient plus raffinés et plus légers, plus aériens que ceux de Saint Pierre. Cela donne une dimension plus accessible à cet édifice ainsi qu’une subtilité de grande valeur. Les mosaïques présentes étaient de toute beauté et les colonnes torses accentuaient la notion aérienne de cet édifice.
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Jeudi 17 avril 2008
Ce matin là, nous partîmes à pied, ayant pour objectif de découvrir la Rome antique grandeur nature. J’étais heureuse de partir ainsi à pied pour découvrir des sites qui ont été le berceau de notre civilisation. Pour cela, nous visitâmes le Colisée ainsi que les forums romains et arcs de triomphes de Titus et d’autres empereurs conquérants.
Nous entrâmes donc dans le Colisée, vestige de cette époque lointaine dont il est possible de retrouver des traces dans toute la ville, tant par des monuments que par des noms de rue ou encore des ruines, vestiges de la grandeur de Rome à l’époque antique.
Le Colisée ou amphithéâtre Flavien est relativement bien conservé, bien que la plupart des gradins aient été détruits par des problèmes sismiques ou encore par le pillage des ruines, utilisées pour construire d’autres monuments. Ainsi, la ville de Rome est constituée d’un enchevêtrement inextricable d’époques dont les vestiges se superposent pour donner un ensemble complexe et unique.
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Le colisée, vue de l’intérieur |
Après cela, nous voulûmes nous rendre sur le palatin, mais nous nous trompâmes de chemin : au lieu de rejoindre le palatin, nous prîmes un cul de sac menant à une petite église. Sur tout le chemin étaient encastrée des scènes de la passion de Christ. Ces représentations étaient d’une grande beauté et d’une minutie extrême.
Puis, nous trouvâmes l’entrée du palatin : elle était située à l’opposé du lieu où nous étions alors à ce moment là.
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Vue d’un palais sur le palatin |
Nous pûmes voir le stade construit par Domitien, les ruines des demeures des riches propriétaires de Rome, et le palais du Palatin. On retrouve sur le Palatin onze strates d’Histoire. Cicéron et Sénèque avaient notamment leur demeure sur ce lieu. La colline étant relativement bien située, nous pûmes apercevoir la reconstruction de la curie et un petit panorama de la ville de Rome. Le soleil, ce matin là était d’une grande luminosité, ce qui donnait aux pins -parasols une teinte dans les tons de verts particulièrement harmonieuse avec le paysage.
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Le stade de Dominitien |
Vestiges sur le palatin
Après cela, nous eûmes l’opportunité de voir de vieilles peintures murales, étant jadis dans le palais. Ces peintures étaient très colorées et surtout constituées de trompe-l’œil. Les représentations des différents personnages étaient assez particulières. Ils semblaient figés dans l’esprit par la peinture ou, pour certains, dans un mouvement très lent.
Puis, nous nous assîmes sur l’herbe pour prendre notre pique nique.
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Arbre situé sur le palatin |
Après un repas, nous visitâmes le forum romain, observant les différents temples, forums et arcs de triomphe. Nous nous rendîmes ensuite sur la place du Capitole au milieu de laquelle trônait une statue. Cette place était le lieu de tous les honneurs, et comme le dit le proverbe : » il n’y qu’un pas du capitole à la roche tarpéienne » l’honneur et la gloire partent souvent comme ils sont venus : vivement et trop vite à notre goût.
Après avoir descendu quelques marches et marché quelques temps, le monument Vittorio-Emmanuelle s’offrit à nos yeux. Nous nous assîmes, mais un policier nous fit comprendre que l’on ne s’assoit pas devant le soldat inconnu, gardé par deux militaires et dont la flamme brulait, perpétuellement. Deux fontaines se trouvaient de chaque cotés de ce monument, symétriquement. D’après les Romains, ce monument est une horreur par sa forme et sa couleur, réverbérant trop au soleil. En effet, ce monument ressemble à une machine à écrire, ce qui n’est pas forcément très esthétique...
Nous nous rendîmes ensuite sur la place Saint Ignace, place de style baroque et dont la forme même évoque celle d’un théâtre. La façade de l’église était, elle aussi de pur style baroque et excellemment bien sculptée. Les riches ornements formaient un ensemble empli d’harmonie.
Nous eûmes droit à un temps libre pendant lequel, nous allâmes sur la place du Panthéon ainsi que dans toutes les petites boutiques attenantes. Je mangeai donc d’excellentes glaces (je ne m’en suis toujours pas lassée, elles ont à chaque fois un autre goût, dépassant d’excellence tout ce que l’on pourrait imaginer). Après nous être à nouveau regroupés, je présentai mon exposé sur l’art baroque à la classe, dans un lieu convenant mieux que tout autre à ce sujet : la place Saint Ignace.
Nous nous rendîmes ensuite dans le Panthéon. Je pu remarquer la beauté de la coupole : sculptée d’aigles d’or, cela donne un certain charme au lieu. Ici était déposée une gerbe de fleurs de la part de l’école d’art Rafaelo, sur la tombe du peintre Rafael.
La place Navone fut notre prochaine destination. Malheureusement, la fontaine des quatre fleuves était en travaux. Nous ne pûmes donc l’apercevoir qu’à travers de vitres disposées là à l’intention des touristes et autres personnes voulant admirer le chef d’œuvre du Bernin. Deux autres fontaines se trouvaient sur cette place, ancien stade : la fontaine des Maures et une autre dont le nom m’échappe aujourd’hui encore.
Après avoir suivi de nombreuses petites ruelles, nous arrivâmes à la fontaine de Trévi. Les rayons dardés par le soleil étaient déjà empreints de nostalgie diurne et la coloration faite par ces mêmes rayons, de l’eau donnait au lieu un caractère doux, bien que les bruits environnants, provenant de la foule soient une présence constante à mes oreilles. Cette fontaine était, de mon point de vue, magnifique et majestueuse, le doux bruit de l’eau jaillissant de cette fontaine est encore présent à mes oreilles.
Nous allâmes ensuite manger dans un restaurant et rentrâmes à la pension. Là, je pu discuter avec le prêtre Jean Claude Husson. Parlant de botanique, nous nous étendîmes sur le sujet et cette discussion fut très intéressante passionnante.
J’appris ce jour là que Rome et Prague était situés sur le même méridien ! ce qui m’étonna beaucoup, en effet je pensais que Prague était beaucoup plus à l’Est, ou que Rome était plus à l’Ouest.
Vendredi 18 avril 2008
Ce matin, nous allons visiter la villa Borghèse et plus particulièrement le musée d’art étrusque. Ce musée est situé dans un parc splendide, bien entretenu et dont les fleurs naissantes viennent raviver le vert des arbres de touches pourpres, rouges et blanches. De jolies petites allées parsemées de graviers blancs nous menaient eu musée. Ce musée est, parait il, le plus beau musée d’art étrusque de toute l’Italie. Il est vrai que les collections présentées par ce musées sont très intéressantes et de toute beauté. Se promener dans ce musée était comme découvrir ce que l’on a toujours su mais jamais vu de ses propres yeux, pour la culture étrusque.
Nous dûmes, ici aussi choisir deux objets et les décrire. Je choisis ainsi une bague en or, dont la forme faisait songer à une longue amande. Cette bague était une œuvre d’Orchanis, orfèvre aux environs Du Vème siècle avant J-C. Ce qui était très frappant sur cette bague était la finesse et la délicatesse qui émanaient de la forme, couleur et taille de cette petite bague.
Le deuxième objet que je choisis fut une petite coupelle en pierre au dessus de laquelle se tenaient par les anses deux personnages coiffés d’un étrange petit chapeau et qui se touchent la tête avec leurs deux mains jointes. L’impression se dégageant de cette œuvre était une sorte de paix calme en mouvement. Cet objet datait du IIIème siècle avant J-C.
Dans ce musée se trouvaient aussi de magnifiques vases rendant hommage aux guerriers en représentant des scènes de combats. Je les aimai beaucoup aussi, ils semblaient plein de vie, une vie figée par le temps pour ne pas oublier. De nombreuses poteries ainsi dataient du VIème siècle avant J-C. Après cette visite, nous nous promenâmes dans le parc de la villa Borghèse, parc d’une grande beauté et où les champs des oiseaux accompagnés de la lumière si belle, donnant aux arbres des teintes si particulières me donnèrent à rêver et à me laisser porter par ces merveilles dont les origines sont tout autour de nous. Tous nos sens sont ainsi en éveil, prêts à écouter chaque minuscule, infime son pour le transformer en une mélodie dont la composition est unique et inimitable. La lumière estivale donnait de la joie à quiconque voulait s’arrêter pour la laisser entrer en soi et l’éclairer d’une touche d’été.
Après tours et détours dans ce parc, nous nous arrêtâmes enfin pour prendre pique-nique sur l’herbe verte de ce parc.
Puis, l’après midi, nous nous redîmes sur la place Santa Maria Del Popolo. Nous étions censées visiter l’église se trouvant sur cette place, mais l’église était, au moment où nous étions sur ce lieu, fermée. Ce qui était d’ailleurs bien dommage, en effet deux peintures du Caravage se trouvaient exposées à l’intérieur.
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Place Santa Maria del Popolo |
Nous continuâmes donc notre chemin, passèrent devant une statue nommée le babouin du fait de son étrange forme. L’aspect assez étonnant de cette statue, brune et poreuse contrastait avec le marbre blanc et les décors baroques l’environnant. Puis, nous vîmes la place d’Espagne, place que je trouvai fort jolie avec son escalier imposant si coloré de fleurs. La barque de Pierre, place d’Espagne
ffefefefef
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Le babouin |
Après cela, nous eûmes un temps libre. Partant de la via del corso, nous nous rendîmes sur la place du Panthéon, où se trouvaient des boutiques sympathiques. C’est ici que je mangeai ma dernière glace italienne en Italie…
Nous rentrâmes ensuite à la pension afin de récupérer nos bagages, avant de prendre le train pour nous rendre à l’aéroport. Comme à l’aller, nous prîmes un avion de la compagnie Vueling Airlines, compagnie dont la devise était on time…à l’heure. Devise bien prétentieuse surtout avec les quarante minutes de retard qu’eut notre avion...En effet, il était nécessaire de changer les roues de l’avion. Mais, de tous les cas, il vaut mieux arriver en retard mais en vie tandis qu’à l’heure mais lorsque vous n’êtes plus là pour le savoir. Durant le voyage, il y eut beaucoup de turbulences, et le soleil ayant déjà laissé place à la sombre voûte étoilée, il me fut impossible de suivre l’itinéraire parcouru par la seule vision qui m’était offerte depuis le hublot.
Nous arrivâmes donc à Roissy aux environs de 00h15mn. Un bus nous attendait pour nous ramener à Verneuil. La fatigue s’empara de moi, mais j’étais heureuse d’avoir pu faire ce voyage à Rome. Rome, ville si riche d’histoire et d’art.
FIN
Le Torse du Belvédère